Jordyn Tyson, WR, Arizona State (Junior)

De retour pour cette cuvée 2026, The TrickPlay vous propose de nouveau de plonger plus précisément dans le jeu des joueurs de demain. Qui confirmera ses points forts ou ses points faibles ? Qui sera surcoté, sous-coté ou bien évalué à sa juste valeur ? Qui sera le Bust, Boom ou encore le Sleeper de cette Draft 2026 ? 
On essaye une fois de plus de vous donner les meilleures armes afin de faire votre choix et de vous faire un avis sur les possibles stars de demain.


Strengths
:

  • Vitesse et fluidité
  • Blocks
  • Polyvalence
  • Attitude

 

Weaknesses :

  • Trop fort
  • Injuries
  • Capacité à se défaire des CBs plus longs

TTProfil

 
Statistiques 2025 :
9 matchs joués, 61 réception, 711 yards, 8 TDs
 
Statistiques carrière :
33 matchs joués, 158 réception, 2282 yards, 22 TDs
 
Taille : 6’2 » (1.88m)
Poids : 203lbs (92kg)
 
 
On ne va pas y aller par quatre chemins : mon joueur préféré de cette Draft 2026. La tape de son match contre TCU est une Masterclass. Que ce soit les capacités athlétiques, la compréhension du système, la polyvalence, le leadership ou la capacité de bloquer : Jordyn Tyson possède tout cela.
 
Tyson n’a pas le gabarit idéal pour un receveur « X », mais on l’a vu aligné sur ce poste régulièrement. D’ailleurs, on l’a vu aligné sur TOUS les postes de receveur à Arizona State, et partout sur le terrain, pas cantonné à un seul côté. Aussi bien capable de jouer X que Z, mais aussi dans le Slot et en tête de Bunch, la polyvalence de Jordyn Tyson a été mise en avant cette saison. Il ne fait « que » 6’2 », donc certainement considéré trop petit pour jouer ce poste de X, mais ses 203lbs lui permettent de compenser ce léger manque de taille par une puissance étonnante. Cela lui permet surtout d’être un bloqueur de qualité, aussi bien intérieur qu’extérieur, qui comprend les schémas de block, qui sait aller chercher un leverage sur un défenseur, garder une base d’appuis large et surtout qui n’hésite pas à aller mettre sa grille dans celle d’un safety à plus de 10 yards de la ligne de scrimmage.
 
Ce qui fait aussi de lui un excellent bloqueur c’est tout simplement sa volonté d’aller le faire. C’est une véritable pile électrique, toujours en mouvement, toujours à aller chercher de l’activité, que ce soit sur un simple jeu de course ou sur une passe lorsqu’un coéquipier a réceptionné le ballon ou que son QB court. Il sait quand bloquer pour ses partenaires, mais aussi où jouer et drifter dans les inter-zones de la défense quand le QB scramble.
 
En tant que receveur, il donne une réelle impression de fluidité dans tout ce qu’il fait, il explose vraiment de la ligne de scimmage au snap, c’est propre sur les tracés et les cuts. Très agréable à voir jouer.
J’aime vraiment comment il est capable de vendre la verticalité pour s’arrêter en deux pas sur un tracé Hook. Fesses qui reculent et épaules qui avancent pour abaisser le centre de gravité, avec des mains actives. Dès qu’il s’agit de cutter plus intérieur ou extérieur il a un vrai snap des hanches et de la tête, qui lui permettent de créer une séparation naturelle.
Il sait set up son tracé avec son release, comment manipuler le DB pour parvenir à créer sa séparation, même contre des défenseurs qui ont un leverage avantageux face à lui au départ du jeu.
Cette capacité de release est très intéressante, comme on a pu le voir sur son TD contre TCU, avec cet enchaînement Stack release/Stutter Step/Go Route de toute beauté.
 
Enfin, il  possède un bon catch radius de par son explosivité et sa bonne qualité de mains. Il est capable de réaliser des réceptions en full extension verticale ou horizontale, sait localiser le ballon pour le réceptionner à son point le plus haut, tout en sortant les mains au dernier moment (« late hands »). Et cela lui donne une grande capacité à gagner ces duels sur les fameux « contested catches ».
 
 
Maintenant, vous vous doutez bien que même si je fais une description somme toute dithyrambique de Jordyn Tyson, il possède bien entendu certains points faibles, ou du moins des petits trous dans son jeu.
 
Le premier point à aborder est bien entendu son problème récurrent de blessures. Il n’a pas finit une saison complète de 2022 à 2025, avec des blessures au genou, à la clavicule et à l’ischio-jambier. Ce point n’est pas à prendre à la légère, et s’il devrait freiner certains Front Offices, d’autres franchises qui ont l’habitude d’avoir leur infirmerie plus remplie que leur salle d’entraînement devraient être réticentes à prendre ce risque (oui on vous regarde Ravens, Saints et autres Cardinals).
 
Ensuite, il possède des bras et des mains relativement petits. Et si ses mains ne sont pas vraiment un problème, la longueur de ses bras peut inquiéter, au vu de sa difficulté à chasser les mains des DBs et à se défaire d’un marquage serré par des longs CBs très « grabby » (qui aiment bien poser les mains sur le receveur).

Enfin, je pense qu’il fait parti de ses joueurs qui sont quicker than fast. Très mobile et très bon sur les petits espaces, mais qui manque de vitesse brute en ligne droite. Il n’a pas couru au Combine, mais s’il le fait à son Pro Day, je ne serais pas surpris de le voir au-dessus de 4.40 voire 4.45.
 
 
Jordyn Tyson fait à coup sûr parti des 3 meilleurs receveurs de cette Draft, avec Carnell Tate et Makai Lemon. Agile, explosif, sûr, polyvalent, énergique, leader, volontaire : il a tout pour plaire à n’importe quel Front Office, qu’ils aient un besoin de receveur ou non. Maintenant, l’historique des blessures ne peut être ignoré, et la question pour lui sera vraiment de savoir est-ce que ses qualités humaines mais surtout athlétiques qui sont indéniables sauront effacer les doutes sur sa capacité à rester en bonne santé.
En fonction des besoins de chaque franchises et d’éventuels rush sur certaines positions, je peux voir Jordyn Tyson descendre dans cette Draft et être disponible sur une fin de 1er tour, voire un début de 2nd. Mais blessures ou pas, je ne le vois pas sortir du Top40.
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