Elijah Sarratt, WR, Indiana (Senior)
Kevin
De retour pour cette cuvée 2026, The TrickPlay vous propose de nouveau de plonger plus précisément dans le jeu des joueurs de demain. Qui confirmera ses points forts ou ses points faibles ? Qui sera surcoté, sous-coté ou bien évalué à sa juste valeur ? Qui sera le Bust, Boom ou encore le Sleeper de cette Draft 2026 ?
On essaye une fois de plus de vous donner les meilleures armes afin de faire votre choix et de vous faire un avis sur les possibles stars de demain.
Strengths :
- Grosse production, à tous niveaux
- 50/50 Balls
- Mains sûres
- Catch radius
Weaknesses :
- Athleticism
- Separation
- Release
TTProfil
Stats 2025 :
14 matchs joués, 65 réceptions, 830 yards, 15 TDs
Stats carrière :
40 matchs joués, 200 réceptions, 2978 yards, 31 TDs
Taille : 6’2 » (1.88m)
Poids : 210lbs (95kg)
Tout comme des Aiden Fisher, D’Angelo Ponds ou encore Mikail Kamara, le receveur Elijah Sarratt fait parti de ce gros contingent d’anciens joueurs de James Madison University qui ont connu la montée en FBS, puis ont suivi Curt Cignetti à Indiana pour y remporté le Titre National en 2025.
Déjà productif à JMU, il a réussi à conserver son niveau de jeu, et même à l’élever lorsque le niveau des adversaires a lui aussi augmenté. Auteur de 15 TDs (leader en FBS) en 14 matchs pour les Hoosiers, Sarratt a été l’une des pièces maîtresses du titre inattendu d’Indiana.
Elijah Sarratt ne va pas vous éblouir par sa vitesse ni par son explosivité, mais il fait très bien ce qu’on lui demande : offrir des solutions viables à son Quarterback et gagner ses duels contre les défenseurs.
C’est un receveur intelligent qui sait où se placer dans la défense de zone adverse, il court bien ses tracés (sauf peut-être les slants sur lesquels j’aurais quelque chose à redire, mais probablement plus du coaching par rapport au système offensif full RPO d’Indiana) et utilise très bien son leverage contre les DBs pour conserver l’avantage. Chose qui est particulièrement visible sur sa capacité à gagner autant de back shoulder fades, tracé ô combien apprécié des systèmes offensifs de NFL.
En revanche son arbre de tracé était fortement limité à Indiana, donc difficile d’avoir une idée claire de son réel niveau de route runner.
Ajouté à cela un très bon catch radius et des mains sûres, il est une cible parfaite du prototype « receveur de possession ». C’est un receveur qui ne va pas « flasher » par son athlétisme, mais qui sera à coup sûr une cible préférentiel pour son QB au niveau professionnel.
S’il est un receveur de confiance, il n’en demeure pas moins quelques trous dans son jeu.
Comme évoqué plus haut, le point le plus flagrant étant son manque de vitesse intrinsèque et d’explosivité après le catch. Et cela explique aussi l’abondande de back shoulder fades qu’on a pu voir Mendoza lui lancer, tout simplement parce qu’il n’a pas la vitesse nécessaire pour battre un DB en vitesse pure sur un tracé vertical.
Il n’a logiquement pas couru au Combine, et même s’il le fait à son Pro Day, je doute qu’il passe sous les 4.60 au 40-yard Dash.
Sa capacité à créer de la séparation réside donc plus sur le système offensif que sur ses capacités techniques ou athlétiques, et il a été rare de le voir catcher des ballons après avoir créé une vraie séparation naturelle avec son défenseur. En revanche, un peu à l’image d’un Rome Odunze à Washington à l’époque, il est passé maître dans l’art de gagner ses duels aériens contestés.
De plus, difficile de dire comment il s’en sort contre de la couverture Press, puisque dans le système RPO d’Indiana, dès qu’un CB était en Press sur Sarratt, Mendoza laissait la balle au RB pour une course.
Mais du peu que l’on a pu voir, sa panoplie de releases est très limitée, il n’a presque aucune utilisation de ses bras pour essayer de chasser ceux du DB et il joue absolument tout sur le physique. Il est l’équivalent d’un DL qui n’aurait que son Bull Rush.
On a pu le voir aligné dans le Slot par moment, et même si sa capacité à jouer des tracés Seam est intéressante, on voit dans ses tracés qu’il est clairement plus à l’aise aligné à l’extérieur. Et pas que sur les jeux de passe d’ailleurs, puisque même sur les jeux de course il n’était pas à l’aise pour bloquer. Souvent en retard, il a simplement de la chance que les arbitres ne le flag pas pour des blocks dans le dos monstrueux dans la boîte.
Elijah Sarratt est déjà un receveur vétéran, fort d’une bonne expérience du haut niveau et d’un Titre National. Et même s’il est limité physiquement (et peut-être aussi un peu par le système offensif restrictif d’Indiana), il n’en reste pas moins un receveur qui saura trouver une utilité dans un système offensif similaire à ce qu’il avait à Bloomington. Sa capacité à remporter ses « 50/50 balls » et back shoulder fades ne devrait pas être sous-évaluées.
Mais même si je suis persuadé qu’un Coordinateur Offensif talentueux et créatif peut lui trouver un rôle majeur (notamment avec un QB expérimenté comme un Matthew Stafford ou Aaron Rodgers), j’ai du mal à voir qui que ce soit le sélectionner lors des deux premiers jours de la Draft. Certes la hype autour d’Indiana et de leur titre peut jouer en sa faveur, mais je trouve son skillset trop limité pour être selectionné aussi haut.